En 2016, j’ai lu… (août #1)

Comme j’ai pas mal lu durant ce mois d’août, voici la première partie de mon bilan du mois. En 2 articles, ce sera plus digeste 😉
J’ai donc terminé le Summer Challenge en début de mois. J’ai bien aimé réitérer l’expérience que j’avais fait l’an dernier avec le 2015 Challenge lecture. C’était chouette de chercher des livres pour qu’ils entrent dans des catégories particulières !
J’ai aussi lu le dernier Harry Potter ❤ et pas mal de bandes-dessinées.

Voici donc la première partie du bilan d’août !

challenge

  • Morgane de Simon Kansara et Stéphane Fert

Privée de son destin de reine, la demi-sœur du roi Arthur devient la sulfureuse fée Morgane et se dresse contre la tyrannie de la Table ronde et les manipulations de Merlin le fou. Écœurée par le magicien qui joue avec sa vie depuis sa plus tendre enfance, Morgane laisse libre cours à sa colère et assouvit sa soif de pouvoir envers et contre tous : son ancien maître, les hommes, leur nouveau dieu unique et l’ordre établi.

C’est encore une fois grâce à Cy. (qui m’avait déjà permis de découvrir L’adoption pour qui j’avais eu eu un énorme coup de cœur) que j’ai découvert cette bande-dessinée.
Je ne suis pas du tout familière de l’histoire du roi Arthur (mais par contre, je connais presque tous les épisodes de Kaamelott par cœur !!) et encore moins familière de l’histoire de Morgane, alors j’avais hâte de découvrir cette bande-dessinée.
Après m’être renseignée un peu, j’ai lu que comme toutes les légendes, l’histoire de Morgane a plusieurs versions, c’est donc seulement une partie de la légende que nous découvrons ici.
Hormis la légende qui est vraiment chouette, entre trahisons, magie et tourments, c’est surtout les dessins qui m’ont vraiment plu. Ils sont vraiment superbes, avec des couleurs vives ou au contraire très sombres suivants les moments. Mention spéciale pour les dessins entre chaque chapitre, qui sont très détaillés, magnifiques. ❤

  • Harry Potter and the Cursed child de J. K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Je suis complètement accro à Harry Potter, je n’ai donc pas pu attendre la traduction en français de cet ouvrage !! Comme je n’aurais probablement pas l’occasion d’aller voir la pièce « en vrai » (et que je ne suis que tristesse 😥 ), je me contente du script…
Passé le fait que ce soit une pièce de théâtre (je n’ai pas lu de pièce de théâtre depuis que je ne suis plus élève dans le secondaire…), j’ai eu du mal à lâcher le livre !!
Déjà, j’ai bien évidemment été ravie de retrouver les personnages de ma saga favorite. Néanmoins, certains m’ont beaucoup manqué…
En ce qui concerne l’histoire en elle-même, je l’ai vraiment beaucoup aimé. On retrouve plusieurs choses de la saga initiale (notamment du tome 3 et 4, mais je n’en dirai pas plus !), et j’ai trouvé ça réconfortant !
L’histoire est bien construite, avec des rebondissements, des retours en arrière… Bref, ce que j’aimais dans la saga est bien présent ! J’ai cependant trouvé que cela manquait un peu de magie par rapport aux tomes originels. Mais cela n’a pas été moins intéressant pour autant.
Maintenant, j’aimerai vraiment beaucoup assister à la pièce puisque je me demande comment c’est possible de faire vivre ce texte sur scène (certains enchaînements de scènes me laissent perplexe…) mais j’aimerai aussi vraiment qu’un film soit adapté, pour être sûre d’avoir la chance un jour de mettre des images sur ces mots… ❤

  • Chroniques birmanes de Guy Delisle

Guy Delisle a suivi sa compagne durant 14 mois en Birmanie alors qu’elle y collaborait avec Médecins sans Frontières. Il raconte son expérience du pays, comment il a fini par apprivoiser son environnement, et petit à petit, comment il a découvert la réalité politique, sanitaire et sociale de ce pays dominé par une junte militaire, soutenue elle-même par de puissants groupes industriels.

Ce n’est plus un secret, j’aime beaucoup les ouvrages de Guy Delisle (j’en ai déjà lu plusieurs depuis le début de l’année : Pyongyang, Shenzenet Chroniques de Jérusalem).
Cet ouvrage est dans la même veine que Chroniques de Jérusalem où Guy Delisle nous raconte son histoire d’expatrié alors qu’il est venu avec sa femme et son fils, pour une mission de sa femme pour Médecins Sans Frontières.
J’aime beaucoup découvrir ces pays quasiment inconnus pour moi à travers les ouvrages de Guy Delisle. On a l’impression d’être en voyage avec lui. On s’émerveille, s’étonne ou s’indigne avec lui.
Les dessins sont simples, mais très expressifs. On a vraiment l’impression de s’immerger dans le pays, ici la Birmanie, avec lui.

  • J’ai tué John Lennon de Rodolphe et Gaël Séjourné
    Samedi 6 décembre 1980. Un homme taciturne atterrit à l’aéroport de New York. Il s’appelle Mark Chapman, il dit être ingénieur du son et venir pour travailler sur le dernier album de John Lennon. En réalité, il espère secrètement rencontrer son idole devant la grille du Dakota Building, aux côtés des autres fans. En rêve, Mark s’imagine membre des Beatles, partageant avec eux les tournées, les paillettes et la gloire. Mais dans sa tête, la frontière entre l’admiration et la haine est mince. Pourquoi le destin a-t-il voulu que Lennon devienne une star, et lui un moins que rien ? S’identifiant au héros de l’Attrape-Coeur de Salinger, Mark se sent prêt à tout pour réparer cette injustice. Par le sang, s’il le faut.Personnage ambigu, les motivations qui ont poussé Mark Chapman à assassiner l’une des plus grandes stars de la planète font encore débat. Rodolphe et Gaël Séjourné tentent de répondre à cette question d’une manière fictionnelle et romancée en nous proposant une possible version des faits.

C’est encore une fois de manière complètement imprévue que j’ai acheté cette bande-dessinée. Je voulais rester dans le thème de 22.11.63 de Stephen King et entrer un peu plus dans la psychologie d’un tueur célèbre. Cette fois-ci, c’est de manière plus romancée puisque les raisons du passage à l’acte de Mark Chapman sont plus floues que celles de Lee Harvey Oswald avec Kennedy.
J’ai beaucoup aimé les dessins détaillés de cette bande-dessinée, et le grand format qui permet de les apprécier à leur juste valeur.
L’histoire est plutôt connue et pas vraiment inédite mais cela m’a plu de m’introduire dans la tête de ce meurtrier. Cela m’a cependant un peu laissé sur ma faim, puisqu’on ne sait pas à l’heure actuelle, les vraies raisons de ce passage à l’acte…

  • Quatre filles et un jean – Pour toujours de Ann Brashares
    Catégorie « Au soleil : un livre qui vous évoque l’été » : les quatre premiers tomes se déroulaient durant les mois d’été lorsque les quatre filles étaient séparées, alors ces histoires se rattachent toujours à cette saison pour moi 😉
    Tibby, Lena, Carmen et Bridget ont grandi. La vie les a éloignées. Et, au-delà de leur carrière professionnelle et de leur vie amoureuse, chacune sait que quelque chose leur manque… La proximité qu’elles ont toujours connue jusqu’ici. Un beau jour, Tibby, qui vit en Australie, leur envoie des billets d’avion pour organiser des retrouvailles en Grèce ! Aucune des quatre amies ne se doute à quel point leur vie en sera bouleversée, à jamais…

Bien des années après avoir lu les aventures des quatre filles, quand j’étais moi-même adolescente, j’étais partagée avant de lire ce livre. Contente de les retrouver mais aussi anxieuse à l’idée de me trouver face à une histoire pour ado qui m’aurait bien ennuyée je pense…
En fait, j’ai beaucoup aimé ce livre puisque les héroïnes ont évolué. Ce ne sont plus quatre ados que l’on retrouve mais bien quatre adultes. Et comme beaucoup d’entre nous, leurs vies d’adultes les ont éloignées de leurs amitiés d’adolescentes.
Ce n’était pas un livre trop gnangnan comme j’aurais pu m’y attendre. J’ai quand même lu ce livre en très peu de temps, c’est facile à lire et les héroïnes sont attachantes.
Un drame va survenir, et même si je m’y attendais pas mal (tout comme un certain secret, révélé ensuite qui ne m’a pas du tout étonnée), j’ai bien aimé la façon dont cela amène les différents personnages à réfléchir à leurs vies, à ce qu’ils aimeraient changer.
Cela ressemble un peu à une comédie romantique : on se doute bien de la façon dont cela va se terminer, mais on est quand même content de regarder le film 🙂 Ce livre est un joli moyen de clore cette saga qui a accompagné pas mal d’ado de ma génération !

 

Rendez-vous dans quelques jours pour la fin du bilan d’août 😉

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[Lecture] L’adoption

BD L'ADOPTION

Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

C’est en suivant le compte Snapchat de Cy. (mais si ! Elle est dessinatrice et elle officie sur son blog (je viens d’ailleurs de lire sa contribution aux 23h de la BD ❤ ) et fait des articles pour Madmoizelle !) que j’ai découvert cette bande-dessinée.
Le thème de l’adoption me plaît beaucoup et les histoires qui s’y rapportent sont très souvent touchantes. Quand Cy a posté quelques photographies des planches, le dessin était tellement joli que cela m’a convaincue. Bref, je l’ai commandé jeudi soir et il a atterrit dans ma boîte aux lettres ce samedi matin.
Ajoutez à ce cela une flemme immense de travailler et une grosse envie de rester en pyjama avec mon chien à mes côtés sur mon lit et vous avez les conditions parfaites pour lire !

Par contre, je ne m’attendais pas à ressortir de cette bande-dessinée avec une grosse boule dans la gorge et les larmes aux yeux…
On découvre l’arrivée de Qinaya dans sa famille adoptive à travers la relation que son grand-père bourru va nouer avec elle. Au départ réfractaire à son arrivée, une relation complètement attendrissante va naître entre eux. ❤

Les dessins sont vraiment magnifiques et le grand format de la bande-dessinée permet d’en profiter au maximum et de les admirer dans les meilleures conditions.

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(Par contre, cette classe de maternelle avec 10 élèves, croyez moi, ce n’est pas du tout la réalité !)

Je ne m’attendais pas du tout à la fin de l’histoire, vraiment inattendue. Mais qui pour le coup promet une deuxième partie super intéressante ! Je ne sais pas quand va sortir ce deuxième tome mais j’ai vraiment super hâte de le lire !

Une bande-dessinée vraiment très touchante que je vous recommande très très chaudement !

En 2016, j’ai lu… (avril)

Avec 2 semaines de vacances pendant ce mois d’avril, j’ai eu un peu plus le temps de lire et j’avoue que ça m’a fait du bien ! Malgré mon concours d’instit durant cette période, j’ai pu me détendre avec un bouquin dans une main et mon chien à portée de caresses pour l’autre, des moments très appréciables avant d’endurer une looooooooongue période avant les vacances d’été.
Ce mois-ci, j’ai donc lu :

  • Max de Sarah Cohen-ScaliLe roman débute en 1936 à Steinhöring, en Bavière, dans le premier foyer du programme « Lebensborn », initié par les services de Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis y mettent au monde les représentants de la race aryenne, afin de créer une jeunesse parfaite, destinée à régénérer l Allemagne, puis l Europe occupée par le Reich. Max, un bébé qui s apprête à naître, déjà nourri de la doctrine nazie dans le ventre de sa mère, tient absolument à voir le jour le 20 avril, date anniversaire du Führer, afin d être un prototype parfait. Max, rebaptisé Konrad, grandit, sans affection, sans tendresse, sans maman, selon les critères d éducation de la doctrine nazie. A quatre ans, il devient la mascotte du foyer. On l’utilise pour aider à kidnapper des enfants polonais. A six ans, il fait un séjour à Kalish, une école où sont germanisés les enfants kidnappés. Là, il rencontre Lukas, un jeune Juif polonais rebelle, qui a tous les critères physiques de la race aryenne. Konrad se prend d amitié pour lui. C est la première fois qu il s attache à quelqu un. A partir de cet instant, ses croyances nazies vont être sérieusement ébranlées…

J’avais lu l’avis de Krokette sur ce livre et cela m’a tout de suite donné envie de le lire. (rapport à ma passion pour la période, pour ceux du fond qui n’ont pas suivi 😉 )
Déjà, la couverture est choquante. Un fœtus entouré de mesures diverses et avec un brassard nazi, forcément, ça interpelle.
On suit la vie de Max/Konrad, né du programme Lebensborn, et qui adule Hitler avant même sa naissance. Avant même de naître, il est complètement enrôlé dans la doctrine nazie, grâce à qui il est né. Pour lui, le nazisme, c’est le bien. Forcément, il ne connait que ça.
Bien qu’étant un enfant, il a une réflexion d’adulte nazi et cela donne des moments assez glaçants.
On sent qu’il y a une grande documentation de l’auteur pour écrire ce roman, et c’est encore plus flippant de savoir que tout cela a réellement existé.
Je vous le conseille mille fois, puisque malgré des scènes difficiles et le sujet glaçant, c’est un excellent moyen de s’informer. L’histoire est inventée mais les différents évènements de la vie des personnages ne le sont malheureusement pas…

(attention, c’est un roman classé « adolescent », mais il faut quand même être bien accroché/accompagné pour s’y attaquer)

  • Summertime (season song 1) de Jacinthe Nitouche et Fleur Hana

summertime

Le premier tome de la série Season Song écrite par Jacinthe Nitouche & Fleur Hana.

Lou-Ann…
Elle n’a jamais quitté son quartier de  Perpignan, travaille depuis toujours dans le même bar et retourne chaque soir auprès de sa mère alcoolique.

Son rêve ? Aller à Paris.
Sixtine…
Elle a abandonné des études dans une grande école, n’a aucune perspective d’avenir et fuit l’univers doré de ses parents.

Son rêve ? Quitter Paris.
Elles n’auraient jamais dû se rencontrer.
Et pourtant, elles vont devoir faire route ensemble, affronter leurs peurs et se découvrir elles-mêmes. Embarquez dans Summertime, un road trip autant qu’une ode à la vie, célébrés par une amitié aussi improbable que riche.

J’ai adoré ce livre et je vous donnais mon avis détaillé par ici.
Si jamais vous avez la flemme de lire l’article en entier, sachez juste que j’ai vraiment adoré et que je vous le conseille vivement !

  • Souvenirs de l’empire de l’atome de Thierry Smolderen et de Alexandre Clérisse
    1953 : Le Monde est entré dans l’âge de l’Atome, mais un homme s’interroge sur la civilisation qui l’entoure. Cet homme, c’est Paul un écrivain de science fiction qui depuis son enfance vit en contact télépathique avec le héros d’une épopée galactique située dans un lointain futur.
    Le cas de Paul devient célèbre à la suite d’un article. Gibbon Zelbub, consultant bien connu du Pentagone et de l’industrie américaine, commence alors à s’intéresser à lui. Dans un laboratoire du Vermont, « l’homme qui dialoguait avec le futur » va subir une expérience hypnotique qui lui fera commettre l’irréparable et briser l’honneur de son ami Zarth Arn, héros de l’Empire Galactique…

Ce n’était pas vraiment ce à quoi je m’attendais et j’ai donc été un peu déçue… En fait, comme d’habitude, je n’avais pas lu le résumé du livre avant de l’acheter. Comme il s’agissait des mêmes auteurs que pour L’été diabolik j’ai pensé naïvement avoir à faire au même type d’histoire.
Ici, on est plutôt dans une histoire de science-fiction avec des allers-retours entre les années 1950 et une époque distante de plusieurs milliers d’années dans le futur. Paul vit dans les années 1950 et est en contact télépathique avec Zarth Arn, héros de l’Empire Galactique.
L’histoire m’a semblé un peu tordue, et je me suis parfois perdue entre les différentes époques… Par contre, je suis toujours autant fan du graphisme et des couleurs qui sont vraiment magnifiques. Rien que pour ça, je suis contente de l’avoir lu !!

  • Outlander – Le chardon et le tartan de Diana Gabaldon
    https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51Gke23MifL._SX340_BO1,204,203,200_.jpg1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille.

    Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au coeur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?

Je l’avais commencé en début d’année, en suivant les recommandations des membres du #clublectureMS qui sont unanimes sur cette série. Mais bon, je n’ai pas vraiment réussi à accrocher…
Je m’y suis remis pendant les vacances parce que je veux regarder la série dans le cadre de mon Challenge séries mais la saison 1 correspondant au tome 1, je préférais lire le livre avant.
Et je ne l’ai pas regretté !! J’ai dévoré le tome 1, en lisant parfois plus d’une centaine de pages par jour (et vu tout ce que j’avais à faire pendant ces vacances, cela relève de l’exploit !)
On s’attache vite aux personnages finalement et l’histoire est tellement rythmée qu’on a hâte de savoir ce qui va se passer ensuite.
C’est rocambolesque (et parfois totalement fantasque) mais j’ai adoré.
Et du coup, j’ai enchaîné avec le tome 2 dans la foulée ! (même si mon rythme de lecture a fortement ralenti avec la reprise du boulot…)

  • Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle

Guy Delisle et sa famille s’installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d’une ruelle, à la sortie d’un lieu saint, à la terrasse d’un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l’a jamais vu.

J’avoue, la ville de Jérusalem, je ne la connais que de nom. Sinon, de son architecture, de son histoire, je ne connais pas grand chose hormis les conflits qui y règnent…
J’ai donc encore une fois craqué pour un livre de Guy Delisle. Cette fois-ci, c’est différent des précédentes bandes-dessinées que j’ai lu, puisqu’au lieu de partir seul pour son travail, il part avec sa famille, en raison du travail de sa femme. Cela lui laisse donc plus de temps pour explorer la ville et ses environs.
J’ai appris beaucoup de choses sur Jérusalem et les communautés qui y vivent.
J’ai vraiment aimé cette bande-dessinée et le trait de Guy Delisle y est pour beaucoup. C’est à la fois simple mais réaliste…
Bref, j’ai adoré !

  • Les wonderwomen aussi mettent une culotte gainante de Mathou

Des dessins qui font du bien au corps, au coeur et à l’âme pour les gourmandes, les femmes pas parfaites, les working girls, les filles qui s’assument, les mamans rigolotes. Derrière le vernis de la perfection, toutes les femmes et toutes les mères sont en réalité juste normales : elles font ce qu’elles peuvent. Elles mangent du chocolat (et pas seulement du noir 70 %), chantent (trop) fort après trois apéros, plantent à l’occasion leurs enfants devant la télé, se mettent de l’anti-cernes et parfois même une culotte gainante !

Mathou est l’auteure du blog Crayon d’humeur (et que je suis principalement sur sa page facebook) et je l’adore !
J’aime beaucoup ses dessins que je trouve plein de dynamisme, et surtout, bourrés d’humour. Dans ce livre, elle reprend des posts internet, mais en ajoute aussi des inédits qui sont tout aussi drôles ! Pas besoin d’être maman pour se reconnaître dans ses dessins. Je crois que bon nombre de personnes peuvent se reconnaître dans les différentes situations.
J’ai beaucoup aimé ce livre, pas prise de tête et qui permet de rire un peu 🙂

(Si vous passez par Angers, la boutique Paillette vend des badges et des affiches dessinés par Mathou, autant vous dire que j’ai craqué lors de ma dernière visite… Sinon, il y aussi des bijoux vendus sur la boutique Etsy de Party Pop. Là aussi j’en ai commandé et ils sont tops !)

En 2016, j’ai lu… (mars)

C’est déjà l’heure de faire le bilan de mes lectures de mars ! Un bilan encore une fois plutôt positif puisque j’ai lu des livres qui m’ont beaucoup plu, et ça, j’adore 🙂

J’ai donc lu :

  • La présidente de François Durpaire et Farid Boudjellal.

Le 7 mai 2017, Marine Le Pen est élue première Présidente de la République. Elle vient de battre François Hollande de quelques dizaines de milliers de voix. C’est l’effervescence sur les plateaux télé. Editorialistes, politologues, politiciens se succèdent, incrédules. Tard dans la nuit, des partisans de la nouvelle présidente fêtent la victoire. Des affrontements éclatent sporadiquement. La Présidente est un récit graphique d’anticipation politique, concentré sur les neuf premiers mois du mandat de Marine Le Pen, étayé par une parfaite connaissance des mécanismes économiques, médiatiques et institutionnels. Une plongée dans un futur incertain et chaotique.

Et si Marine Le Pen était élue présidente en 2017 ?
C’est le point de départ de ce roman graphique réaliste qui nous plonge dans les premiers mois de son mandat.
Parfois un peu compliqué pour moi dès que cela parlait d’économie (oui, j’avoue, j’ai lu certains passages en diagonale…), mais j’ai bien aimé.
C’est très réaliste, et du coup c’est flippant. Les différents personnages que l’on rencontre sont ceux que l’on a l’habitude de voir dans nos médias, qu’ils soient des personnalités politiques ou médiatiques. (Mention spéciale à François Durpaire, un des auteurs qui réussit à se placer lui-même dans sa BD)
C’est donc une BD flippante qui ne donne pas du tout envie que 2017 nous laisse vérifier ces prédictions…

  • Orange is the new black de Piper Kerman

Piper Kerman est une jeune femme ordinaire : un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de l’intrépide étudiante qui a livré une valise d’argent sale dix ans plus tôt. Mais le passé la rattrape : condamnée à quinze mois de prison, elle devient le matricule 11187-424. Rien ne l’a préparée aux surveillants abjects ou indifférents à sa souffrance, aux douches crasseuses, à la promiscuité et à la solitude. Ni aux rencontres avec les autres détenues, amies ou ennemies, féroces ou résignées. C’est ce monde humiliant et déshumanisant qu’elle décrit ici. Elle parvient cependant à surmonter cette épreuve, à résister au désespoir, à contourner les règles de la prison.

Je connaissais la série Netflix du même nom (et je l’aime beaucoup) et j’avais très envie de lire l’ouvrage qui l’a inspirée.
J’ai trouvé que l’héroïne était agaçante (encore plus que dans la série !), mais heureusement qu’il y avait les autres personnages pour compenser.
C’était une lecture plutôt intéressante sur l’univers de la prison aux États-Unis (même si je pense que c’est un peu édulcoré…)
Néanmoins, si jamais vous connaissez la série, je ne vous le conseille pas. Moi qui suis attachée aux personnages de la série, je ne les ai pas retrouvé dans le livre et elles m’ont manqué !
Pour compenser, je suis en train de regarder à nouveau la série pour me la remettre en tête avant la diffusion de la saison 4, dans quelques semaines 😉

  • Avec la sauce à part ! de Astrid DM
    Astrid M revient plus en forme(s) que jamais !Arrêt de la cigarette, stress au boulot, maternité, toutes les raisons sont bonnes pour se laisser aller ! Mais après tous les régimes successifs qu’elle a suivis, Astrid M fait le décompte de tous les kilos gagnés ! Et cette fois-ci, elle prend la décision de VRAIMENT s’y mettre. Accompagnée d’un médecin totalement exubérant, mais sympathique et déculpabilisant, suivez là jour après jour dans sa vie quotidienne de mère, épouse, amie confrontées à toutes les tentations, comme cet affreux Magnum au chocolat blanc planqué dans le congélateur qui l’appelle discrètement.

C’est une BD sans prise de tête que l’on retrouve là ! Agréable à lire, toutes les filles qui ont essayé de perdre du poids ou de faire attention à ce qu’elles mangent peuvent s’y retrouver.
Bon, ce n’est pas la BD de l’année mais c’était agréable à lire 😉

  • Allo Dr Laura ? de Nicole J George
    «L’homme que vous pensez être votre père est peut-être mort… Mais votre père est bien vivant.» Troublée par les paroles d’une chiromancienne, Nicole J. Georges replonge dans son enfance, affrontant les zones d’ombre d’une destinée familiale chaotique. Chronique sensible d’une jeunesse dans le Portland bohême des années 2000, Allô, dr Laura ? dévoile au fil de ses pages une courageuse et bouleversante quête de vérité.

J’ai reçu cette bande-dessinée en participant à La BD fait son festival, édition 2016, par Price Minister. (D’ailleurs, j’avais oublié mon inscription à cet évènement et du coup, j’avais reçu une BD d’une destination inconnue… 🙂 )
Toujours est il que je partais très enthousiaste concernant l’histoire de cette BD… Et que j’ai très vite déchanté !
J’ai trouvé cette bande-dessinée « brouillon » en fait. Les scènes de vie s’enchaînent, il y a des retours en arrière sans que l’on sache vraiment pourquoi…
Le trait naïf lors des flash back ne m’a pas dérangé plus que ça par contre.
J’ai trouvé que l’histoire tournait en rond avec toujours les mêmes choses, sans vraiment apporter de réponse aux questions posées…
Bref, si je devais lui mettre une note, comme on me l’a demandé, ce serait plutôt un 8/20. Et encore, juste pour le dessin que j’ai bien aimé. Sinon, je me suis beaucoup ennuyée…

  • Dilemma de Clarke (version B)
    Dilemma
    Grèce, 1934. Un jeune archéologue allemand découvre des manuscrits anciens au fond d’une grotte. Ils ont été rédigés par de grands philosophes tels que Platon ou Aristote, sur le thème du déterminisme. Par jeu, ces penseurs ont tenté de prévoir l’avenir du monde en se basant sur les éléments qu’ils en connaissaient. Et ils semblent avoir réussi. Que faire quand on a dans les mains toutes les clés pour faire perdre ou gagner une terrible guerre à venir ? Peut-on rester un patriote dans un pays dirigé par les nazis ?

J’ai complètement adoré cette bande-dessinée que j’ai dévoré en moins d’une heure !
J’ai été happée par l’histoire. Bon, il faut dire que j’adore la période de la Seconde Guerre mondiale et l’impact du nazisme sur les masses, sachant que c’est complètement le thème du livre, forcément, ça aide pour me plaire 😉
On suit donc deux histoires en parallèles : les philosophes grecs lors de la rédaction des parchemins et les scientifiques qui les découvrent et qui font tout pour que les nazis ne les aient pas entre les mains.
C’est parfois assez dur comme histoire puisque les personnages sont sans pitié et tuent à tout va. Mais l’histoire est très bien ficelée.
Ma seule déception vient du fait qu’il y a 2 fins possibles à cette histoire. La première est assez classique, et la seconde est plus percutante, plus choquante.
Bien évidemment, j’ai lu la version classique en premier lieu et ça m’a un peu déçue. Par contre, l’autre fin est disponible sur le site internet de l’éditeur et quand je l’ai lue, j’ai adoré !
Je vous conseille fortement cette bande-dessinée si comme moi, la période vous intéresse !

  • La fabrique pornographique de Mathieu Trachman et Lisa Mandel

Lorsque Howard, jeune vigile de centre commercial et fan de porno amateur, rencontre la star du genre, il saisit l’occasion de se faire inviter sur un tournage pour faire ses premiers pas comme acteur.

Mais de l’autre côté du miroir, la production d’un film pornographique se révèle moins glamour : la fabrication des fantasmes sexuels, c’est un travail des corps souvent trivial et éprouvant, soumis jusqu’à l’absurde aux logiques commerciales du genre.

J’ai beaucoup aimé cette bande-dessinée qui nous plonge directement dans l’univers du porno. C’est un univers que l’on connaît peu (même pour ceux qui regardent des films, c’est loin de la réalité 😉 ) et qui est parfois intrigant. J’avais déjà vu des reportages sur les coulisses des tournages de ces films assez particulier (dont un documentaire assez édifiant sur Netflix) et  les informations contenues dans cet ouvrage sont proches de ce que j’ai déjà vu. C’est néanmoins intéressant pour ceux qui souhaitent en apprendre plus sur cet univers, mais sans voir d’images réelles (attention cependant, certains dessins ou certaines scènes sont très explicites/réalistes).

Et c’est tout pour ce mois-ci !

❤️ Pour terminer cet article, je glisse une petite pensée pour R., L. et É. 3 petits-cousins en une semaine, autant vous dire que mon cœur déborde de pensées chamallow ❤️

2015 Challenge lecture : avril [Bilan 4]

Ce mois-ci, je passais mon concours d’instit. Alors bon, je n’ai pas vraiment eu le temps de me plonger dans de loooooooongues lectures prises de tête et j’ai privilégié des livres qui me semblaient plutôt accessibles et je ne me suis pas engagée dans de nouvelles expériences 😉
Du coup, j’ai plutôt lu des magazines (dont un Hello et un Closer ramenés par ma maman de son voyage en Irlande). Et donc, je n’ai pas coché grand chose… Seulement 2 cases… Je suis un peu déçue, mais bon, j’ai aussi commencé plusieurs livres qui ne m’ont pas plu et j’ai donc perdu du temps ! Le mois prochain, je me reprends !!!

Ce mois-ci, j’ai coché :

– la case « un livre avec de la magie », avec Le Sculpteur de Scott McCloud ;

Le sculpteur

En mal d’inspiration, David Smith, jeune sculpteur torturé se voit proposer un pacte qui lui permettra de réaliser son rêve d’enfance : sculpter ce qu’il souhaite à mains nues. Mais rien n’est éternel et tout a un prix. En échange de sa vie, il aura deux cents jours pour créer son OEuvre. Et il va le payer encore plus cher : au lancement du compte à rebours, il rencontre le grand amour… De quoi ébranler toutes ses certitudes. Une interprétation moderne, implacable et poétique du mythe de Faust.

J’ai eu un super gros coup de cœur pour cet ouvrage déstabilisant, du genre de ceux qui restent pendant un moment dans un coin de votre tête, même quand vous l’avez refermé. Je vous le conseille mille fois, et vous pouvez lire mon avis en entier ici.

– la case « un livre dont la couverture vous a plu » avec Vivre ! de Michel Delpech ;

michel delpech

 » Il y a trois mois, j’ai guéri. J’avais très envie de retrouver la scène. Il y a deux mois, la douleur s’est réveillée. Je me suis tiré par l’oreille pour aller consulter. Je n’avais pas envie. Il y a un mois, je suis retourné à l’hôpital. En fait, je n’avais pas guéri. Ce n’est pas très original quand on a un cancer, mais bon, ce n’est pas une raison pour se flinguer ; il vaut même mieux éviter de le faire si on a envie de guérir.  » Michel Delpech En février 2013, alors qu’il achevait la rédaction de son coming out religieux – où il se dévoilait chrétien passionné de théologie – , Michel Delpech apprenait l’impensable : lui, le chanteur à la voix d’or, était atteint d’un cancer de la langue. Du jour au lendemain, sa vie en a été bouleversée. Il reprend aujourd’hui la plume pour raconter son chemin face à la maladie. Il lève le voile sur l’après. Car ce cancer l’a transformé. Lui qui, admet-il, n’avait jamais été  » un joyeux drille  » redécouvre la beauté de la vie. L’amour, les petits plaisirs, l’écoute de soi sont ses nouvelles armes. Un témoignage éblouissant de force et de franchise.

Je suis une très grande fan de Michel Delpech. Au début pour rire, et au final, j’apprécie vraiment ses chansons qui m’ont valu tant de bons moments. Je l’ai même vu en concert il y a 7 ans maintenant. Alors sa maladie m’a touchée…
Dans ce livre, il se livre sur le cancer qui le frappe à nouveau. Il n’y fait pas de propagande pour la religion, lui qui est pourtant fervent croyant. Mais il se livre sur ses petits bonheurs d’aujourd’hui, lui qui ne peut plus chanter, et qui parle difficilement.
C’est une jolie histoire de la vie, pour ne plus se laisser bouffer par des petites choses. Mais pour qu’on apprenne à voir les belles choses. Tous les jours.