2015 Challenge lecture : mai [bilan 5]

Encore un mois où je n’ai pas assez lu à mon goût… Vivement les grandes vacances offertes par la vie d’instit pour que je puisse passer plus de temps à bouquiner !
Ce mois-ci, j’ai donc pu cocher les cases suivantes :

– Un livre par un auteur féminin avec L’amour (fou) pour un criminel de Isabelle Horlans ;

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Elles sont âgées de 20 à 50 ans, elles ont des projets, un mari, une carrière, parfois même la fortune. Pourtant, un jour, sur un coup de tête, elles vont tout plaquer par amour pour un criminel, le plus souvent un tueur en série. Les condamnés à perpétuité et les pensionnaires des  » couloirs de la mort  » jouissent d’une aura stupéfiante. La plupart des femmes qui leur écrivent ou les demandent en mariage ne les connaissent même pas, elles ne les ont vus qu’à la télévision ! Mais cela a suffi à provoquer leurs battements de cœur. Comment est-ce possible ? Il existe plusieurs réponses. Chaque liaison est différemment motivée. Voici leurs histoires si singulières… Elles se prénomment Monique, Béatrice, Stéphanie, Sandrine, Laurence, Patricia, Doreen, Anna… Et, souvent, quand elles évoquent leur attachement, leur expérience, le romanesque l’emporte sur l’apparente absurdité de leur condition.

Si vous regardez un peu la télévision en ce moment, il est fort probable que vous soyez déjà tombé sur Isabelle Horlans, puisque celle-ci est souvent invitée ces derniers temps pour faire la promotion de son ouvrage (et parfois elle est aussi invitée avec Stéphane Bourgoin, spécialiste des serial killers, et qui est lui aussi passionnant). C’est d’ailleurs en regardant (encore) la télévision que je l’ai découvert.
Le phénomène des femmes « banales » qui tombent amoureuses de criminels est très intéressant mais pourtant peu étudié. Dans cet ouvrage, on découvre pourquoi elles décident de correspondre avec ces meurtiers/violeurs/tueurs en séries… (rayez la mention inutile)
Ici, on ne traite pas des hommes qui tombent amoureux de femmes emprisonnées puisque le phénomène est de bien moins grande ampleur.
Quant à la question « pourquoi tombent-elles amoureuses ? » et bien c’est comme dans la vie civile, il n’y a pas de réponse ! Au hasard des rencontres, on s’entend bien avec une personne, on s’y attache et parfois on tombe amoureux…
Tout au long du livre, et sans jamais tomber dans de mauvais jugements, Isabelle Horlans nous parle de ces femmes aux parcours atypiques. Elle nous déroule leurs histoires pour mieux nous aider à comprendre. Les analyses psychologiques ne tombent pas dans la psychologie de comptoir et n’apportent pas de vraies réponses. Plutôt des pistes d’analyse.
Toutes les histoires d’amour sont uniques et il ne s’agit pas d’enfermer ces femmes dans des cases. J’ai d’ailleurs apprécié que dans le titre le mot « fou » soit entre parenthèse. Ces femmes ne sont pas folles (du moins pas la majorité), mais elles sont folles amoureuses.
Moi qui m’intéresse au sujet depuis quelque temps, j’ai été ravie de trouver cet ouvrage très bien documenté et très intéressant.

– la case « Un livre qui se passe dans un pays différent » avec Très chère Sadie de Sophie Kinsella ;

très chère sadie

Lara, vingt-sept ans, est dans une mauvaise passe : son fiancé est parti tomber amoureux d’une autre, son associée fait la fête sur une plage à Bali pendant que leur business de recrutement frôle dangereusement la faillite, et la voilà forcée d’assister à la crémation d’une très vieille grand-tante qu’elle a dû voir cinq fois tout au plus. Heureusement, Lara n’est pas seule. Car voici que surgit Sadie : une fille épatante, tout droit sortie des années vingt, fan de charleston et de soirées cocktail, de belles toilettes et de beaux garçons ; une vraie diablesse qui a aussi le chic pour apparaître aux moments les plus inopportuns et qui cultive une curieuse obsession pour un mystérieux collier. Au contact de cette nouvelle amie, Lara va comprendre qu’ajouter un peu de vintage, un brin de fantaisie et une touche de magie peut résoudre bien des soucis. Mais qui est vraiment cette très chère Sadie ?

J’aime beaucoup Sophie Kinsella (du moins ses premiers romans) mais celui ci m’a un peu déçue… Sadie, l’amie de Lara, est en réalité le fantôme de sa grande-tante. Alors oui, cela donne des situations cocasses, mais rien de très formidable… Du moins au début ! Il m’a fallu beaucoup de temps pour rentrer dans l’histoire… Mais la fin ne m’a pas déçue. J’ai eu la gorge serrée dans les derniers chapitres. Mais je ne vous dévoilerai rien 😉 Si ce n’est que si vous commencez ce livre, n’hésitez pas à vous accrocher si jamais vous n’aimez pas au début. En tout cas, moi je ne le regrette pas !

– la case « un livre paru cette année » avec Catharsis de Luz ;

catharsis

Au début, il y a le drame, la douleur, la rage, la perte. Et puis, petit à petit, il y a le besoin de dessiner qui revient, l’envie non pas de témoigner, mais de se mettre à nu, de se libérer. Alors naît Catharsis. Un livre thérapeutique où Luz nous livre par petites nouvelles ses pensées, son quotidien depuis ce jour qui a bouleversé sa vie, et à une autre échelle, celle de millions d’êtres humains. Les sentiments se bousculent, les styles, le ton. Du rire aux larmes, de la laideur à la beauté, de la colère à l’amour. Catharsis est un ouvrage bouleversant. Y a du Charlie dedans, bien sûr, mais aussi y a du Charb, y a du Cabu, y a du sexe, y a de la musique, y a du Reiser, y a du Feiffer, y a du Franquin, y a la police, y a du rouge, y a l’enfance, y a du rire, y a pas de chanson française, y a du rock, y a du roll, y a des yeux rouges et y a du rire, y a un pigeon, y a de la poésie, y a du Gébé, y a de la pluie, y a du soleil. Y a un auteur qui revit, et un livre incroyable qui s’affirme déjà comme un ouvrage indispensable. Un classique instantané.

Avec les attentats de janvier, il me paraissait évident de faire entrer ce livre dans cette catégorie. Que l’on soit d’accord ou pas (comme je vous en parlais ici), ces évènements ont profondément marqué notre année 2015, enfin la mienne c’est certain.
Dans cet ouvrage, c’est le parcours personnel de Luz, le célèbre dessinateur, qui nous est raconté. On ne tombe pas dans le pathos. Mais c’est une formidable déclaration d’amour : à ses amis, à sa femme.
Bref, j’en suis ressorti avec une boule dans la gorge.
Et vous pouvez lire mon avis en entier par ici.

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2015 Challenge lecture : avril [Bilan 4]

Ce mois-ci, je passais mon concours d’instit. Alors bon, je n’ai pas vraiment eu le temps de me plonger dans de loooooooongues lectures prises de tête et j’ai privilégié des livres qui me semblaient plutôt accessibles et je ne me suis pas engagée dans de nouvelles expériences 😉
Du coup, j’ai plutôt lu des magazines (dont un Hello et un Closer ramenés par ma maman de son voyage en Irlande). Et donc, je n’ai pas coché grand chose… Seulement 2 cases… Je suis un peu déçue, mais bon, j’ai aussi commencé plusieurs livres qui ne m’ont pas plu et j’ai donc perdu du temps ! Le mois prochain, je me reprends !!!

Ce mois-ci, j’ai coché :

– la case « un livre avec de la magie », avec Le Sculpteur de Scott McCloud ;

Le sculpteur

En mal d’inspiration, David Smith, jeune sculpteur torturé se voit proposer un pacte qui lui permettra de réaliser son rêve d’enfance : sculpter ce qu’il souhaite à mains nues. Mais rien n’est éternel et tout a un prix. En échange de sa vie, il aura deux cents jours pour créer son OEuvre. Et il va le payer encore plus cher : au lancement du compte à rebours, il rencontre le grand amour… De quoi ébranler toutes ses certitudes. Une interprétation moderne, implacable et poétique du mythe de Faust.

J’ai eu un super gros coup de cœur pour cet ouvrage déstabilisant, du genre de ceux qui restent pendant un moment dans un coin de votre tête, même quand vous l’avez refermé. Je vous le conseille mille fois, et vous pouvez lire mon avis en entier ici.

– la case « un livre dont la couverture vous a plu » avec Vivre ! de Michel Delpech ;

michel delpech

 » Il y a trois mois, j’ai guéri. J’avais très envie de retrouver la scène. Il y a deux mois, la douleur s’est réveillée. Je me suis tiré par l’oreille pour aller consulter. Je n’avais pas envie. Il y a un mois, je suis retourné à l’hôpital. En fait, je n’avais pas guéri. Ce n’est pas très original quand on a un cancer, mais bon, ce n’est pas une raison pour se flinguer ; il vaut même mieux éviter de le faire si on a envie de guérir.  » Michel Delpech En février 2013, alors qu’il achevait la rédaction de son coming out religieux – où il se dévoilait chrétien passionné de théologie – , Michel Delpech apprenait l’impensable : lui, le chanteur à la voix d’or, était atteint d’un cancer de la langue. Du jour au lendemain, sa vie en a été bouleversée. Il reprend aujourd’hui la plume pour raconter son chemin face à la maladie. Il lève le voile sur l’après. Car ce cancer l’a transformé. Lui qui, admet-il, n’avait jamais été  » un joyeux drille  » redécouvre la beauté de la vie. L’amour, les petits plaisirs, l’écoute de soi sont ses nouvelles armes. Un témoignage éblouissant de force et de franchise.

Je suis une très grande fan de Michel Delpech. Au début pour rire, et au final, j’apprécie vraiment ses chansons qui m’ont valu tant de bons moments. Je l’ai même vu en concert il y a 7 ans maintenant. Alors sa maladie m’a touchée…
Dans ce livre, il se livre sur le cancer qui le frappe à nouveau. Il n’y fait pas de propagande pour la religion, lui qui est pourtant fervent croyant. Mais il se livre sur ses petits bonheurs d’aujourd’hui, lui qui ne peut plus chanter, et qui parle difficilement.
C’est une jolie histoire de la vie, pour ne plus se laisser bouffer par des petites choses. Mais pour qu’on apprenne à voir les belles choses. Tous les jours.

2015 Challenge lecture : mars [Bilan 3]

Déjà le troisième mois du défi, et j’avoue que je suis plutôt fière de comment j’avance. En temps normal, j’aime beaucoup lire mais je ne lis pas assez à mon goût. Et ce défi lecture me motive pas mal 🙂

Pour relire l’article initial c’est ici.
Le bilan de janvier

Le bilan de février

Ce mois-ci, j’ai donc coché :

– la case « un livre par un auteur que vous n’avez jamais lu » avec Oh my phone ! de Claire De Lille.

Oh my phone !
Les sextoys, c’est so has been. Les hommes, un peu trop encombrant. Elle a trouvé le  compromis pour s’amuser : il tient dans la main, se range dans la poche, possède un mode vibreur si besoin… et accessoirement, il donne même l’heure. Rio. Ne cherchez pas, inutile de vous rendre chez votre opérateur téléphonique pour en commander un, il est unique. Et il appartient à Mabelle. Son addiction. Son amant virtuel. Son sexphone.

Vous pouvez d’ailleurs lire mon avis sur ce livre ici.
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2015 Challenge Lecture : février [Bilan 2]

Voici donc un nouveau bilan de ce Challenge lecture, j’ai moins lu qu’en janvier, mais bon, on va dire que c’est à cause du mois de février qui est plus court 😉
Bon, en vrai, c’est surtout que j’ai eu pas mal de boulot, et puis j’ai été patraque, donc ça n’aide pas à vouloir se mettre à bouquiner…

Et donc en février, j’ai coché :

– la case « un recueil de nouvelles » avec Les Pontons Flingueurs de Ingrid Astier, Jacques-André Bertrand, Jean-Paul Carminati, Vincent Crouzet, Gilles Del Pappas, André Fortin, René Fregni et Jean-Marie Laclavetine.

Les Pontons Flingueurs

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2015 Challenge lecture : janvier [Bilan 1]

J’essayerai de faire un bilan par mois de mon avancé dans ce défi. Pour le moment, ça me plait bien en tout cas ! Je cherche des livres qui pourraient me plaire et qui pourraient correspondre aux catégories de la liste. Je me prends au jeu quoi ! J’ai même lu à une cadence plus importante que ma cadence habituelle ! (Même si j’ai perdu du temps avec un livre commencé mais avec lequel je n’ai pas accroché…)

Et donc ce mois-ci, j’ai coché :

– la case « un livre que vous pouvez finir dans la journée » avec Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor.

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Martin Schulse, Allemand et Max Eisenstein, juif Américain, sont deux galeristes associés, aux Etats-Unis. Ils sont surtout deux amis fervents, deux frères. Malgré l’installation de Martin à Munich, ils poursuivent leur amitié à travers des lettres chaleureuses, passionnées. En juillet 1933 pourtant, les doutes et le malaise de Martin face aux remous du gouvernement allemand font vite place à un antisémitisme que ne tempère plus la moindre trace d’affection. D’une cruauté imparable, sa décision tombe comme une sentence : « Ici en Allemagne, un de ces hommes d’action énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui. » Max ne peut se résoudre à une telle révolution, sentimentale et politique.

C’est d’abord mon âme d’historienne passionnée par la Seconde Guerre mondiale et le personnage d’Hitler qui a été conquise par cette nouvelle. Lire la suite