En 2016, j’ai lu… (novembre – partie 1)

C’est l’heure de faire la première partie de mon bilan de novembre concernant mes lectures 🙂
Encore une fois, ce mois fut bien chargé et je crois que 2 articles ne seront pas de trop 😉

  • Fangirl de Rainbow Rowell

Cath et Wren sont des jumelles inséparables. Fans de Simon Snow, elles passent leur temps sur les forums consacrés à l’auteur. Mais la passion de Cath a tellement pris le pas sur sa vie que Wren lui annonce l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. L’une est prête à renoncer à ses rêves pour profiter dignement des joies de la vie estudiantine. L’autre est soudain projetée dans un univers hostile dans lequel tout le monde ses profs, sa famille et sa colocataire méprise la fanfiction. C’est alors qu’elle tombe sous le charme d’un obsédé de la littérature.

Cela faisait très longtemps que j’avais envie de le lire et j’avais peur d’être déçue… Mais pas du tout !
Je me suis (un peu) reconnue en Cath, qui est totalement fan de Simon Snow, une saga littéraire fantastique (coucou Harry Potter !). On retrouve alors des codes connus pour tout bon fan de Simon-Harry 😉
On suit Cath dans ses premiers pas à la fac. La découverte de nouvelles personnes et d’un monde bien différent de ce qu’elle connaissait avant. C’est aussi un moment clef de sa vie puisque sa soeur jumelle s’éloigne peu à peu d’elle.
Au milieu de toutes ces nouveautés, s’ajoutent des problèmes familiaux et sentimentaux.
Alors ce qui pourrait paraître être un bazar sans nom s’organise finalement plutôt bien dans ce roman. En fait, il ressemble à la vie. Avec plein de choses qui se passent en même temps, des joies, des peines, des trucs cools et d’autres moins.

Et j’ai vraiment adoré ce roman ! C’est simple à lire, c’est un parfait roman pour ne pas se prendre la tête !

  • L’appel de Dominique Mermoux et Laurent Galandon

Pour Cécile, mère célibataire, ce devait être un matin comme les autres. Sauf que Benoît, son fils, n’est pas là. À sa place, un message vidéo dans lequel il annonce être parti faire le Djihad en Syrie auprès de ses « frères » de l’État Islamique. Il lui dit qu’il est heureux, qu’elle n’a pas à s’inquiéter. Il promet de l’appeler… Cécile est sous le choc, elle n’a rien vu venir. Elle a besoin de comprendre : comment son fils, qui n’était même pas croyant, a-t-il pu se radicaliser aussi vite ? Qui sont les responsables ? Et pourquoi ne s’est-elle rendue compte de rien ? Interrogeant ses amis, ses connaissances, elle part en quête du moindre indice. Mais le soir, seule, chez elle, ne reste que le silence de l’attente. Les yeux rivés sur son téléphone, elle attend son appel. Celui qui lui redonnera peut-être espoir.Fiction d’un réalisme social saisissant, L’Appel est à la fois un roman graphique sur la radicalisation des jeunes, et un récit sur l’incompréhension : celle d’une mère face aux choix de son fils, qui fait écho à celle de notre société face à ce phénomène qui la frappe en son cœur

Ce roman graphique colle tout à fait à l’actualité et c’est ce qui fait qu’il est difficile à lire…
Un jeune garçon quitte sa mère du jour au lendemain pour aller rejoindre la Syrie.
On découvre alors au fil des pages le combat de sa mère pour tenter de le ramener en France, ainsi que les démarches entreprises pour découvrir comment il est arrivé jusqu’en Syrie.
Les dessins sont très réalistes et cela ajoute au sentiment angoissant que j’ai ressenti face à cette histoire.
Ce n’est pas une histoire vraie. Mais elle est très proche de tant d’autres histoires qui sont réellement arrivées…

J’ai vraiment beaucoup aimé le traitement qui a été fait de ce sujet sensible. Pas de misérabilisme, pas d’apitoiement… Juste des faits.

  • Un bruit étrange et beau de Zep

Où est la valeur d’une vie? Dans le bruit et la fureur ou dans le recueillement du silence? Dans ses batailles ou ses renoncements? William, lui, a choisi la solitude et le silence il y a 25 ans en intégrant l’ordre religieux des chartreux. Quand un héritage le contraint à quitter le monastère pour Paris, c’est tout un monde nouveau qu’il doit apprivoiser, des certitudes longuement forgées à interroger et surtout, son ancienne vie, laissée là, qu’il va retrouver…. Sa rencontre avec Méry, jeune femme aux jours comptés du fait d’une maladie incurable mais résolument décidée à profiter du temps qu’il lui reste, le confrontera à de nouvelles questions et compliquera ses choix.

Zep, on le connaît principalement pour ses bandes-dessinées de Titeuf. J’adorai quand j’étais plus jeune mais ça fait des années que je n’ai pas ouvert un album (j’ai grandi tout ça, tout ça…). C’est plutôt curieuse que j’abordais alors cet ouvrage.
Au premier abord, ce que j’ai aimé c’est le grand format de l’album, avec des grandes cases qui permettent d’apprécier les dessins à leur juste valeur.
Le dessin est différent de ce qu’on connaît dans Titeuf mais on reconnaît malgré tout des similitudes. 🙂
En ce qui concerne l’histoire, elle peut déconcerter : William, moine depuis 25 ans, est contraint de quitter sa retraite monastique pour aller toucher un héritage. Il retrouve alors la vie qu’il a quitté il y a 25 ans : Paris, sa famille, le bruit et les sensations associées. Mais évidemment, il ne la retrouve pas tout à fait puisqu’en 25 ans, les choses ont quand même bien changé.
Et William rencontre aussi une femme. Plus jeune que lui mais atteinte d’une maladie incurable.
Il va alors être face à plusieurs dilemmes : – garder son argent ? Le donner à son ordre monastique ? Aider cette jeune femme ? Rester avec elle ? Rejoindre le monastère ?
On ressent son incertitude, les envies qui le tirraillent…
Bref, c’était une bien belle lecture, empreinte de douceur, que je vous recommande pour prendre un peu de recul sur nos vies parfois à 100 à l’heure.

  • Les aventures de Moomin : tome 1 – Les brigands de Tove Jansson

Les Moomins sont une famille très unie, de créatures rondes comme des hippopotames, qui mènent une vie de bohème et d aventure.

J’ai toujours adoré la bouille des Moomins qui sont super mignons avec leurs traits ronds. Et quand j’ai lu le portrait de Tove Jansson sur le blog de Pénélope Bagieu, je me suis dit que ça pourrait être intéressant de lire ce recueil d’histoires. (en passant, je vous conseille toujours puissance 1000 de lire Culottées de Pénélope Bagieu !!)
Bon, je ne vais pas faire de suspens : je n’ai pas aimé. J’en attendais beaucoup avec toutes les symboliques derrière les personnages et avec la vie très intéressante de l’auteur. Et j’ai trouvé les histoires vraiment sans queue ni tête, super étranges…
Une lecture qui m’a vraiment laissée pantoise. Je suis certainement passée à côté de plein de choses mais ce premier tome ne m’a pas donné envie d’aller plus loin !

  • Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

« Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. » Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Le film est sorti en salles il y a peu de temps et l’histoire m’a tout de suite donnée envie. Mais j’aime lire les livres avant de voir les adaptations, alors je me suis lancée !
C’est un roman vraiment très beau. L’histoire d’une transplantation cardiaque. Le coeur a une symbolique particulière puisqu’on considère qu’il est le « centre » de la vie et des sentiments, alors donner le coeur de son fils a un(e) inconnu(e) ce n’est pas sans conséquence.
On suit plusieurs personnes : les parents du donneur, l’équipe médicale qui prépare le donneur, le receveur… Toutes les parties en jeu dans cette transplantation ont la parole. Cela donne une continuité : la vie ne s’arrête pas quand le coeur quitte le corps du donneur, au contraire.
Ce livre est très délicat, et mon coeur s’est serré à de nombreuses reprises.
Finalement, je n’irai certainement pas voir l’adaptation au cinéma. Pas parce que j’ai peur qu’elle soit mauvaise ; au contraire, j’ai peur qu’elle soit trop juste et trop proche d’un épisode douloureux vécu il y a 15 ans. ❤

  • Kaamelott – tomes 1 et 2 – de Alexandre Astier, Steven Dupré et Benoît Bekaert.

1- L’Armée du Nécromant plonge les héros de Kaamelott dans une lutte contre les morts-vivants. Alors que la vallée se trouve soudainement peuplée de zombies égarés (et pratiquement inoffensifs), Arthur et ses hommes remontent à la source du mal.

2- Le péril s’abat à nouveau sur Kaamelott. De puissants objets magiques ressurgissent des profondeurs de l’oubli et menacent de tomber entre les mains d’un dangereux Chef Viking. Qui gagnera la course pour Les Sièges De Transport ? La troupe d’élite de Kaamelott, les Seigneurs Perceval et Karadoc ? Ou Haki, dont la proue du Drakkar menace de fendre le sable des plages du Royaume de Bretagne ?

Je suis une grande fan de la série télévisée que je trouve brillante, mais je n’avais jamais eu l’occasion de lire les bandes-dessinées. Mon cousin les possédant (coucou Fred !), j’en ai alors profité 😉
Et je n’ai pas été déçue.
Ce que j’ai trouvé fou c’est que j’avais les voix des acteurs en tête en lisant les répliques. (Bon ça, c’est peut-être parce que j’ai trop regardé la série)
J’ai moins aimé le premier tome que j’ai trouvé trop fantastique et trop éloigné de l’univers que l’on connait.
Par contre, j’ai adoré le deuxième tome : empli de situations absurdes, parfaitement raccord avec ce que l’on connaît de la série ! Et même si je m’attendais à la fin, cela m’a bien fait rire 🙂

  • Le journal d’Anne Frank de Ozanam, d’après anne Frank (évidemment)

Le jour de ses 13 ans, Anne reçoit en cadeau un cahier dont elle fait aussitôt son journal intime. Jeune juive allemande exilée au Pays-Bas, la jeune fille va raconter son quotidien, ses émois d’adolescente, la fuite, la cache, la peur. Publié par son père Otto deux ans après la fin de la guerre, Le Journal d’Anne Frank sera traduit en plus de 70 langues et vendu à plus de 30 millions dexemplaires.

Voici donc une adaptation en bande-dessinée du très célèbre Journal d’Anne Frank, un moyen idéal pour faire découvrir cette histoire aux plus jeunes ou à des gens qui lisent peu. L’essentiel y est : la vie « d’avant », l’arrivée dans l’Annexe, la vie à l’intérieur… Et c’est tout. Comme le journal original, la bande-dessinée s’arrête avec l’arrestation des habitants de l’Annexe. (J’ai d’ailleurs trouvé la façon dont l’auteur termine brutale, mais aussi bien choisie)
On trouve aussi des informations supplémentaires sur la suite des destins des différentes personnes et sur les conditions de parution du journal.
Une jolie bande-dessinée qui retranscrit bien les faits, très émouvante.

Sur ce, je vous laisse et je vous dis à bientôt pour la suite du bilan du mois de novembre ! 🙂

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