En 2016, j’ai lu… (octobre – partie 2)

Me revoilà pour la deuxième partie de mes lectures d’octobre. Un mois chargé  en lecture avant même que les vacances soient arrivées ! 🙂

Pour retrouver la première partie de mes lectures du mois, c’est dans cet article : cliquez cliquez !
Pour le reste du mois, j’ai lu :

  • L’arabe du futur – tome 3 de Riad Sattouf

L’Arabe du futur raconte la jeunesse de Riad Sattouf au Moyen-Orient. Dans le premier tome publié en 2014 et qui couvre la période 1978-1984, le petit Riad est ballotté, de sa naissance à ses six ans, entre la Libye, la Bretagne et la Syrie. Le deuxième tome, paru en 2015, raconte sa première année d’école en Syrie (1984-1985). Dans ce troisième tome (1985-1987), après avoir suivi son mari en Libye puis en Syrie, la mère de Riad ne supporte plus la vie au village de Ter Maaleh. Elle veut rentrer en France. L’enfant voit son père déchiré entre les aspirations de sa femme et le poids des traditions familiales…

J’étais déjà conquise par ce récite avant même la publication de ce tome 3 puisque j’avais beaucoup aimé le tome 1 et le tome 2.
Ce que j’ai aimé dans ce tome 3 c’est qu’on en apprend plus sur la maman de Riad, qui est un personnage très intéressant. Elle n’en peut plus de « vivre comme au Moyen Âge », et on sent que ces années à suivre son mari l’ont épuisée. J’attendais vraiment de pouvoir la découvrir plus puisque ces expatriations sont aussi pour elle une découverte. Elle voit la situation politique avec son regard occidental et elle se rend bien compte que tout cela n’est pas normal tandis que son mari trouve ces dictatures formidables.
Une fois encore, il est très intéressant d’avoir le regard d’enfant de Riad sur tout ce qui se passe. Il ne comprend pas tout et certaines situations lui semblent normales. Alors que pour nous, d’autant plus avec le recul que l’on a aujourd’hui, on analyse la situation différemment…
J’ai beaucoup aimé ce tome 3 que j’ai trouvé moins plat que le tome 2.
En tout cas, cette série est vraiment géniale et intéressante.
Avec l’ouverture de la fin du tome 3, j’aime espérer que ces aventures auront une suite !! 😉

  • Magic-Majid : la sardine du cannibale de Pierre Fouillet et Majid Bâ

Magid a peur. Son visa de tourisme vient de s’achever : lui, l’ex-commercial respecté à Dakar, est devenu un sans-papiers. Il doit désormais baisser les yeux, rentrer les épaules, devenir un « invisible ». De galères en petits boulots, de foyers en chambres de bonne, de combines en arnaques, Magid survit. Et rêve de retrouver sa dignité.

J’ai acheté cette bande-dessinée totalement par hasard (j’entrais dans l’espace culturel pour acheter un livre à 4€ et j’en suis ressortie avec deux bandes-dessinées en plus…), et il s’avérait que l’auteur venait faire une dédicace le lendemain de mon achat. Je me suis donc empressée de lire cet ouvrage pour lui faire dédicacer si j’aimais ! (Bon, spoiler, au final j’ai aimé mais je ne suis pas allée à la dédicace…)

L’histoire donc, est celle de Majid qui vient en France pour essayer d’avoir une vie meilleure que dans son Sénégal natal. Une fois son visa de tourisme expiré, il devient un sans-papiers avec toute l’angoisse que cela engendre.
Il va se trouver un boulot de vigile et se fait royalement arnaquer par son patron.

C’est une véritable plongée dans le quotidien des sans-papiers qui nous est offerte ici. Par de misérabilisme, juste la vérité sur leur quotidien.
J’ai beaucoup aimé cet ouvrage qui est très agréable à lire, et j’ai bien aimé également les dessins qui nous plongetnt très bien dans les différents univers.
Un bon moment de lecture !

  • Joséphine Baker de Catel et Bocquet.

Joséphine Baker a 20 ans quand elle débarque à Paris en 1925. En une seule nuit, la petite danseuse américaine devient l’idole des Années Folles, fascinant Picasso, Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans le parfum de liberté des années 1930, Joséphine s’impose comme la première star noire à l’échelle mondiale, de Buenos Aires à Vienne, d’Alexandrie à Londres. Après la guerre et son engagement dans le camp de la résistance française, Joséphine décide de se vouer à la lutte contre la ségrégation raciale. La preuve par l’exemple : au cours des années 1950, dans son Château des Milandes, elle adopte douze orphelins d’origines différentes, la tribu arc-en-ciel. Elle chantera l’amour et la liberté jusqu’à son dernier souffle.

Je connaissais très vaguement l’histoire de cette femme, mais c’est son portrait dans Les Culottées de Pénélope Bagieu qui m’a donné envie d’en savoir plus.
Cette bande-dessinée peut faire peur quand on voit son épaisseur mais c’est dû au fait qu’elle soit trèèèèèès bien renseignée avec plein de détails intéressants, et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en la lisant ! La fin du livre est d’ailleurs consacrée à des notes biographiques sur chacun des personnages croisés dans l’histoire (j’avoue, je les ai seulement parcourues…).
L’histoire de Joséphine Baker est vraiment très intéressante à suivre et on se demande comment c’est possible qu’une seule femme ait pu vivre autant de choses dans une vie !
Le dessin est magnifique, fin et précis et rend justice à la beauté de cette histoire.
Là aussi : je vous la conseille 1000 fois !!!

  • Point final de William Lafleur

« L’homme mort » est le journal de bord d’un père de famille ayant mis en scène son propre décès pour observer les réactions de sa famille. Reclus derrière son ordinateur, il les regarde vivre au travers de ses écrans, grâce aux caméras et micros dont il a truffé son domicile avant de disparaître.
À la lecture de l’ouvrage, nous entrons dans l’intimité d’une famille ordinaire qui permet à chacun de nous de nous identifier et de relativiser sur notre propre existence et nos rapports à ceux qui nous sont le plus proche.

J’avais acheté ce roman dès sa sortie et je n’avais jamais vraiment trouvé le temps de le lire, c’est maintenant chose faite et je ne le regrette pas du tout !!
L’histoire est plutôt glauque : un père de famille met en scène sa mort et installe tout un tas de caméras pour observer sa famille une fois sa mort annoncée.
Il n’aime pas sa vie, qui ne correspond pas à ce qu’il attendait, c’est évident.
C’est parfois malaisant de suivre ce père dans ces observations malsaines, mais parfois on le prend aussi en pitié quand on sent qu’il regrette…

La fin m’a vraiment laissée pantoise tant je ne m’y attendais pas. Et vraiment j’ai adoré ! Dès le début du livre, je me demandais comment tout cela pourrait finir et je n’ai pas été déçue !

C’est vraiment une belle histoire écrite par Monsieur le Prof, et on retrouve son ton cynique habituel, si vous faites partie du monde enseignant je vous conseille de le suivre. en tout cas, moi je ris beaucoup en le lisant ! 😉

  • Fables nautiques de Marine Blandin

Construit sur un ancien cimetière animalier, un espace nautique à l’architecture surréaliste devient le théâtre de phénomènes étranges.
Une baleine mystérieuse, des disparitions inexpliquées, une clé de casier jetée il y a bien longtemps dans la fosse à plongée réputée pour ne pas avoir de fond… Cette piscine renferme décidément bien des secrets !

Je ne sais pas trop quoi vous dire concernant ce roman graphique tant je n’ai rien compris… Je vous jure, je comprenais les mots un à un mais mis bout à bout, l’histoire ne m’a pas fait sens.
Cela se passe donc dans une piscine, avec une société organisée, et qui ne peut pas sortir de ce lieu. Pourquoi pas.
Mais je n’ai pas du tout compris la quête pour la clef de casier jetée, les différentes interactions entre les personnages…
Bref, si quelqu’un l’a lu et veut bien m’en parler, je suis prête à vous écouter histoire de ne pas passer totalement à côté de ce livre (pourtant agréable à lire avec des dessins très sympas !).

  • Autobiographie d’une courgette de Gilles Paris

Un jour, Courgette découvre un revolver et tue accidentellement sa mère. Un saut au commissariat et l’enfant est placé dans le foyer d’accueil des Fontaines, près de Fontainebleau. Le grand bâtiment n’a pas vocation à enfermer des sales gosses mais plutôt à protéger des enfants traumatisés qui se serrent les coudes pour oublier que leurs parents leur manquent ou qui, au contraire, redoutent leur famille plus que tout.

Gros coup de coeur pour ce livre !!
Icare (qui préfère qu’on l’appelle Courgette) n’a pas une vie facile : pas de père, une mère qui est là mais qui ne s’occupe pas de lui, pas d’amis… Un jour, il trouve un revolver et sans faire exprès, il tue sa mère. (Ok, le pitch de départ n’est pas vraiment joyeux…)
Il va se retrouver dans un foyer d’accueil et sa vie va vraiment commencer. Courgette va rencontrer des enfants aux parcours difficiles et ils vont tous s’entraider.
Tous vont aussi découvrir que les adultes ne leur veulent pas forcément du mal et peuvent être bienveillants.

C’est vraiment une belle histoire. On s’attache à tous les personnages puisqu’ils ont tous leur propre personnalité, et c’est chouette !

J’ai maintenant hâte d’aller voir le film au cinéma puisqu’il a l’air vraiment joli.

 

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