En 2016, j’ai lu… (août #2)

Comme prévu, je consacre un deuxième article à mon bilan de mes lectures d’août histoire que ce soit moins rébarbatif à lire ! 😉
J’ai un peu moins lu durant la deuxième partie de ce mois, plus de sorties et la rentrée à préparer, c’est moins de temps à consacrer à la lecture… J’ai surtout lu des bandes-dessinées d’ailleurs, pour la simple et bonne raison que je suis en train de lire le tome 3 de Outlander et que c’est un gros pavé ! Alors comme j’ai du mal à le lire d’une traite, j’espace avec des superbes bandes-dessinées 🙂

Pour finir le mois, j’ai donc lu :

  • Rosalie Blum de Camille Jourdy
    (initialement parue en trois tomes, mais j’ai acheté une version intégrale regroupant tous les tomes)

Vincent Machot connaît sa vie par cœur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Mais la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents… Il croise par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire, qu’il est convaincu d’avoir déjà rencontrée. Mais où ? Intrigué, il se décide à la suivre partout, dans l’espoir d’en savoir plus. Il ne se doute pas que cette filature va l’entraîner dans une aventure pleine d’imprévus où il découvrira des personnages aussi fantasques qu’attachants. Une chose est sûre : la vie de Vincent Machot va changer…

Des mois que cette bande-dessinée traînait sur mon étagère… J’avais très envie de la lire, mais comme je pressentais qu’elle allait me plaire, j’avais envie d’attendre un peu et de prolonger ce moment de la découverte (oui, je suis folle parfois).
Profitant du soleil, j’ai enfin pris le temps de découvrir cette bande-dessinée, tranquillement sur ma terrasse. Et je n’ai, bien évidemment, pas été déçue.
Vincent a une vie plutôt ennuyante, coincé entre son salon de coiffure hérité de son père et son appartement juste en-dessous de chez sa mère, qui est folle. Un jour, il croise une femme qu’il a l’impression de connaître. Pas moyen de se souvenir qui elle est, alors il décide de la suivre. Il va ainsi connaître certaines de ses habitudes et surtout son nom.
Au fur et à mesure de ses filatures, Vincent va se retrouver pris à son propre piège et il va ainsi faire des rencontres étonnantes, qui vont changer sa vie.
C’est une bande-dessinée très douce, tant par l’histoire que par ses dessins. Les couleurs choisies et les grandes cases sans texte invitent à la douceur, à prendre son temps lorsque l’on a cet ouvrage entre les mains. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui se dégageait de ce livre.
L’histoire quant à elle m’a plu, je m’attendais un peu à la fin mais j’ai aimé la manière dont c’est traité.

Il existe aussi un film, sorti en début d’année (initialement, j’ai acheté la BD en février pour pouvoir la lire avant  d’aller voir le film lors de sa sortie en salle…) et qui vient de sortir en DVD. Vincent Machot est alors joué par Kyan Khojandi (que j’adoooooooooooore !!!!) et Rosalie Blum par Noémie Lvovsky. Je l’ai vu juste après avoir lu la BD et c’est vraiment très fidèle à l’histoire. La douceur qui se dégageait du livre est aussi très présente dans le film. C’était très agréable à regarder, avec des petites pointes d’humour très chouettes.

  • Salam Toubib – Chroniques d’un médecin appelé en Algérie, 1959-1961 de Marc Védrines  et Claire Dallanges.

Jacques Tardieu est un jeune homme brillant de 24 ans qui vient de réussir sa thèse de médecine. Pourtant, il résilie son sursis d’incorporation et part en Algérie comme médecin. Il y débarque en 1959 et se retrouve pris dans un engrenage fait de hasards administratifs et d’obligations militaires. Dans ce cadre hostile, sur fond de crise politique et de menace terroriste, il doit trouver sa place.

Je ne suis pas particulièrement au courant de ce qui s’est passé en Algérie (bien qu’un de mes grand-père soit allé là-bas…) mais j’ai quand même eu envie de m’intéresser à cette bande-dessinée, principalement pour m’informer sans le côté chiant des livres que ma grand-mère me file régulièrement (et que je ne lis jamais).
L’histoire commence avec la fille du médecin, qui doit se rendre à un repas de famille avec son père. Elle a alors plusieurs heures de train à faire en tête à tête avec lui, et cela ne l’enchante pas vraiment.
Par hasard, elle va le questionner sur ce qu’il a vécu en Algérie et il va alors lui raconter son histoire de médecin appelé.
Le récit alterne alors entre les souvenirs du médecin et les retours au voyage en train, au gré des pauses que le train fait dans la campagne.
Au-delà de ce que l’on apprend sur la guerre d’Algérie, j’ai beaucoup aimé voir comment le récit du père influe sur la façon dont le perçoit sa fille. Elle comprend peu à peu ce qui fait qu’il est Lui. Et ce moment passé dans le train va influer sur leur relation future, et je trouve ça chouette 🙂

  • Quoi de plus normal qu’infliger la vie ? de Oriane Lassus
    Quoideplusnormal

    Avec “Quoi de plus normal qu’infliger la vie ?”, Oriane Lassus interroge avec une intelligence acide et sensible la question de la nulliparité.
    Et si la réponse n’était pas si évidente que ça ? Et si on pouvait ne pas trouver ça “normal”, justement, de procréer ?

    À travers le regard et l’environnement d’une protagoniste anonyme, c’est le jeu d’influences imposé par une société normative qui est questionné, et la difficulté pour les femmes de faire un choix intime : “Tu changeras d’avis, tu verras.” ou le fatal “Tu le regretteras quand tu mourras seul·e et abandonné·e de tous”. D’où vient cette évidence supposée ? Comment penser en dehors de cette évidence ? “Quoi de plus normal qu’infliger la vie ?” s’intéresse aux normes familiales, sociétales, affectives qui régentent aujourd’hui la vie de tout adulte un tant soit peu poreux aux jugements de son prochain.

Je m’intéresse de plus en plus aux récits et aux articles qui traitent des gens qui ne veulent pas avoir d’enfant. Et surtout sur les injonctions de la société qui accompagnent ce souhait.
« Tu verras plus tard, tu changeras d’avis. » « C’est parce que tu n’as pas encore rencontré LE mec. » « Et t’es sûre de ne pas le regretter un jour ? »…
Bizarrement (ou pas), ces injonctions concernent les femmes en majorité, puisque c’est bien connu, notre rôle sur Terre est seulement de procréer.
Dans ce livre, c’est toutes ces injonctions, directes ou non, qui sont reprises.
Si le postulat de départ me plaisait, je n’ai cependant pas été séduite pas le dessin. Entièrement en noir et blanc (mais bon, ça, ça ne me gêne pas), il est parfois vraiment surchargé et cela donne une dimension assez anxiogène. (Ajoutez à cela le fait que je l’ai lu en ayant un gros mal de tête, ça n’a certainement pas aidé !)
Une bonne bande-dessinée pour l’histoire, moins pour les dessins selon moi.

  • Le grand méchant renard de Benjamin RennerFace à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l’absence d’efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des œufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel.

Cela faisait plusieurs mois que j’avais repéré cette bande-dessinée (elle faisait partie d’une sélection pour La BD fait son festival 2016 mais j’avais reçu Allo docteur Laura ? à la place). C’est encore grâce à une publication sur le #clublectureMS où quelqu’un disait l’avoir adoré que j’ai fini par craquer 😉 Et je ne le regrette pas !
J’ai dévoré cette bande-dessinée en un rien de temps.
J’ai adoré les personnages : le renard maladroit qui ne fait peur à personne, le loup qui fait peur à tout le monde, la poule complètement folle, le cochon et le lapin qui ne sont pas malins, le chien qui ne fout rien et les poussins trop mignons… Bref, un casting parfait !
Le plan du renard et du loup semble bien rôdé : capturer des poussins pour pouvoir les manger ensuite. Mais quand les poussins se mettent à appeler le renard « maman » et à se prendre eux-mêmes pour des renards, ça ne va plus du tout !
La bande-dessinée est remplie de moments drôles et d’autres moments idiots, que j’ai adoré.

C’est léger, c’est drôle, c’est même attendrissant… Une BD parfaite !! Gros coup de cœur pour ce livre !

  • Paul à la campagne de Michel RabagliatiPremier livre de la série, le personnage de Paul est peu défini. On y parle toutefois de ses vacances à la campagne, chez sa grande-tante, où il apprend pour la première fois ce qu’est la mort avec celle d’un oiseau et du père de son meilleur ami. À travers ce récit se glisse aussi une partie de son enfance, à St-Léonard. Finalement, dans une courte histoire, il apprend par le biais du travail de son père ce qu’est la typographie, toujours à la fin des années ’60.

Le premier tome de cette série m’a bien plu. Cet album est découpé en deux histoires : la première où Paul, adulte, se remémore son enfance et ses premiers souvenirs d’une confrontation à la mort. Je n’ai pas trop aimé cette histoire, certainement à cause du fait qu’elle soit un peu décousue…
Cependant, j’ai beaucoup aimé la seconde histoire où Paul accompagne son père dans son atelier de typographie. Déjà, j’ai appris des choses puisque je n’y connais rien en typographie 😉
Et j’ai trouvé cette histoire très tendre, et surtout la dernière case 😉 C’est surtout l’histoire de la relation entre un père et son fils qui est retracée là, et c’était chouette 🙂

  • Paul a un travail d’été de Michel Rabagliati

Apprenti-typographe peu glorieux, Paul se voit proposer un poste d’animateur pour un centre de vacances dirigé par un ami. Néophyte dans le domaine, il va pourtant vite trouver du plaisir à la fonction qui lui vaudra des souvenirs pour la vie.

Revoilà Paul dans le deuxième tome de ses « aventures ». Cette fois-ci, il va devoir quitter sa vie d’adolescent glandeur pour aller travailler dans un camp d’été, dans les bois, avec des enfants, pour leur faire faire de l’escalade. Dans tous ces domaines, il n’y connait rien. Et c’est en partie ce qui va le rendre touchant.
J’ai beaucoup aimé cette histoire. Notamment quand Paul, adulte, revient sur les lieux de ce camp. On sent que tout ce qu’il y a vécu façonne l’adulte qu’il est aujourd’hui.
Dans le premier tome, je ne m’étais pas tant attachée au personnage de Paul. Maintenant, c’est chose faite.

J’espère réussir à garder cette cadence avec le boulot qui vient de reprendre (et 3 niveaux à m’occuper !!!!!), mais ce n’est pas gagné… C’est d’autant plus dommage que j’ai à peu près une tome d’ouvrages merveilleux qui m’attendent…


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