[Cinéma] Selma

affiche selma

En 1964, alors que Martin Luther King reçoit son Prix Nobel de la paix, de nombreux Afro-Américains, comme Annie Lee Cooper à Selma, se voient refuser l’accès à l’inscription sur les listes électorales. Martin Luther King rencontre alors le Président Lyndon B. Johnson afin que ce dernier vote une loi protégeant les Noirs voulant voter. King se rend ensuite à Selma dans l’Alabama, avec notamment Ralph Abernathy, Andrew Young et Diane Nash. Ils y retrouvent plusieurs activistes du SCLC. Alors que Martin Luther King prend de l’importance, J. Edgar Hoover tente de convaincre le Président Johnson de le surveiller davantage et de mettre à mal son mariage avec Coretta Scott King.
Alors que les tensions montent, King et ses partenaires décident de réaliser des Marches de Selma à Montgomery. Ils doivent faire face à la violence des forces de police locales, dirigées par le shérif Jim Clark et par le gouverneur George Wallace.

Je dois avouer que je m’intéresse beaucoup à cette période difficile de l’histoire des États-Unis et que ce film ne m’a pas du tout déçue !! Il m’a même scotchée !

Sans faire la morale, les évènements sont relatés sans filtre au spectateur. C’est choquant, mais c’est ce qui s’est passé.
Tout au long du film, j’ai eu une boule dans la gorge tellement ce qui se passait était effarant. (Et malheureusement, tout cela fait écho à l’actualité…)
Les évènements sont déroulés de manière chronologique, et pour ceux qui n’y sont pas familiers, c’est important pour tout comprendre.

Les acteurs sont admirables, très justes. Jamais ils ne tombent dans le pathos, on sent une vraie ferveur en eux. Certainement comme celle qui animait les véritables personnages.
J’avais peur que le film soit vraiment centré sur le personnage de Martin Luther King Junior. Mais en fait, même s’il est très présent, une grande part est faite aux autres leaders religieux, et surtout aux anonymes qui ont été à leurs côtés. Et puis, le personnage de Martin Luther King Junior n’est pas non plus décrit comme un dieu qui a sauvé tout le monde. On le voit en proie aux doutes, avec des difficultés familiales… Bref, la réalisatrice Ava DuVernay nous montre que pour ce personnage adulé, tout n’était pas toujours rose.

Mon seul regret, c’est que l’on retrouve un certain nombre d’acteurs vus dans Le Majordome (film où l’on parle aussi de la condition des Afro-Américains, qui est tout aussi merveilleux, et où les acteurs sont tout aussi formidables). Et moi, ça me donne l’impression qu’il n’existe pas à Hollywood suffisamment d’acteurs Afro-Américains qui peuvent faire le job. Alors que ce n’est pas vrai.
Alors même s’ils sont merveilleux, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir ça en tête quand j’ai vu Selma.

Le moment où j’ai plus eu envie de pleurer ? (oui bon ça va, j’ai effectivement pleuré…) Lorsque les images des acteurs ont été remplacées par des images d’archives. On avait alors devant nous les véritables héros de cette marche de Selma à Montgomery de mars 1965. C’était poignant.
(D’ailleurs, j’aurais bien aimé avoir un peu plus d’images d’archives dans le film…)

Sinon, les décors et les vêtements ancrent encore plus le film dans les années 1960. Et j’ai adoré !! Je suis fan de cette période, et là, c’était waouh !!

Pour finir, super gros coup de cœur pour la musique. Elle est très juste, teintée de sonorités du sud des États-Unis. Je me suis d’ailleurs empressée de la télécharger !!

Si vous avez envie d’aller au cinéma ces prochains jours, foncez voir Selma !!

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